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Rectosigmoïdoscopie
La rectosigmoïdoscopie (parfois appelée coloscopie courte est un examen qui permet d’examiner la partie basse du colon (rectum et sigmoïde le pus souvent), utilisant un tube flexible comportant une caméra miniaturisée introduite par l’anus.
Pourquoi faire une rectosigmoïdoscopie ?
La retosigmoïdoscopie peut permettre de déterminer l’origine de certains symptômes en identifiant notamment des maladies inflammatoires, des diverticules ou des cancers digestifs.
Elle permet aussi le suivi de maladie inflammatoire de l’intestin telle que la recto-colite hémorragique sans imposer de nouvelles coloscopies complètes.
Plusieurs situations cliniques peuvent justifier cet examen :
symptômes digestifs présumés d’origine basse : émission de sang rouge, troubles de la défécation ou de la continence, douleurs ano-rectales
surveillance de maladie inflammatoire de l’intestin connue notamment la recto-colite hémorragique
Centre Hépato-gastroentérologie
Lyon Sauvegarde
25 avenue des sources
69009 Lyon
04 72 52 28 32
Quelle préparation avant une rectosigmoïdoscopie ?
Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.
La partie basse du colon doit être propre, grâce à la réalisation d’un ou deux lavements par voie basse qui seront réalisés au domicile quelques heures avant l’examen.
L’arrêt des médicaments fluidifiant le sang (anticoagulants) est parfois nécessaire. La conduite à tenir vis à vis de des traitements sera donnée au patient lors de la consultation anesthésique.
Comment se déroule la rectosigmoïdoscopie ?
L’examen se déroule sans anesthésie. Le patient est tourné sur le côté gauche.
La rectosigmoïdoscopie n’entraîne pas de douleur anale significative. Des douleurs abdominales comme des spasmes peuvent survenir en cours d’examen liées à l’insufflation de gaz et le passage du coloscope.
L’examen débute par un toucher rectal permettant un examen de l’anus et la mise en place d’un gel lubrifiant.
Le coloscope est un long tube flexible muni d’une caméra miniaturisée à son extrémité. Il est introduit par l’anus et poussé jusqu’à un niveau variable selon la qualité de la préparation et les éventuels symptômes en cours d’examen. La poussée du coloscope est stoppée dès que des douleurs surviennent.
L’examen permet d’explorer la partie terminale du colon (rectum et sigmoïde), de diagnostiquer les maladies, de pratiquer des biopsies (prélèvements de fragments de tissu avec une micro-pince pour analyse au microscope) et plus rarement d’enlever des polypes (tumeurs bénignes à risque de transformation en cancer).
L’endoscope est désinfecté entre chaque patient suivant la réglementation en vigueur. Le petit matériel (pinces à biopsies, matériel pour retrait des polypes…) à usage unique est jeté après chaque examen.
Cet examen se déroule en externe. Le patient peut quitter la clinique immédiatement après la réalisation de l’examen. Il peut conduire. I n’y a pas de restriction sur les activités pouvant être réalisées après l’examen, y compris toutes activités professionnelle.
Quelles complications peuvent survenir ?
Tout acte médical, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et de la réglementation en vigueur, comporte un risque de complications. Celles-ci peuvent être favorisées par les traitements anticoagulants, certaines conditions anatomiques, le geste à réaliser et ses difficultés techniques.
Les symptômes banals sont une sensation de ballonnement (due à l’insufflation de gaz qui permet de déplisser les parois du colon), voire quelques légères douleurs de type « coliques », devant disparaître rapidement dans les minutes qui suivent la rectosigmoïdoscopie.
Les complications potentiellement graves sont la perforation et les hémorragies. Elles sont rares et peuvent apparaître lors de l’endoscopie ou à distance (quelques heures ou jours plus tard). Les symptômes liés à la perforation sont des douleurs abdominales, et éventuellement de la fièvre et/ou des frissons. Les hémorragies se manifestent par l’extériorisation de sang rouge ou noir dans les selles.
Ces complications imposent un traitement adapté, et peuvent conduire à une hospitalisation, une transfusion voire une intervention chirurgicale.
Au moindre doute, vous devez contacter votre gastro-entérologue, votre médecin traitant, ou vous présenter au service d’accueil des urgences.